Crise en Irlande : Ne nous laissons pas tondre la laine sur le dos !
Donné en exemple par les libéraux depuis des années, le modèle irlandais, basé sur des taux d’imposition très bas pour les entreprises et une privatisation à outrance traverse aujourd’hui une grave crise dont les effets s’abattent avec férocité sur les salariés.
Véritable pays du dumping social, l’Irlande s’apparentait ces dernières années dans les bouches des dirigeants européens à un véritable paradis terrestre, le « tigre  celtique » apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est, un tigre de papier au bord de l’explosion sociale.
Avec ses taux d’imposition très bas, le pays a attiré un grand nombre de capitaux, notamment venus des Etats-Unis. Cela a nourri une très forte spéculation immobilière et boursière avec un marché instable et fragile. Le rêve des spéculateurs et des libéraux c’est brisé et a emporté dans sa chute le destin des travailleurs irlandais.
Les caisses de l’Etat et des banques on été vidé par les exonérations fiscales généreusement accordées aux grands groupes, le déficit est abyssal mais surtout les agences de notation ont déprécié la note de l’Irlande ce qui l’empêche d’emprunter sur le marché des changes.
Le pays a reçu l’aide du FMI, véritable corde qui soutien le pendu. Car ces 85 milliards prêtés par les technocrates de Washington ne sont pas pure générosité. Ils sont accompagnés de contreparties sévères, contreparties qui seront payées par le peuple irlandais.
Nous jeunes communistes de France exprimons notre entière solidarité au peuple irlandais, à ces millions de personnes qui payent le prix des décisions de quelques irresponsables.
Nous jeunes communistes de France dĂ©nonçons le plan d’austĂ©ritĂ© imposĂ© au peuple Irlandais, mesures au rang desquelles : l’amputation des dĂ©penses publiques de 2,8 milliards d’euros et la suppression de 24.750 emplois publics. Toujours plus scandaleux le salaire horaire minimum sera abaissĂ© de 8,65 Ă 7,65 euros.
Dans le même temps le taux d’imposition sur les sociétés ne bougera pas il restera à un taux très bas, 12%.
Comme en Grèce, les gouvernements sous couvert du FMI et de l’Union EuropĂ©enne dĂ©shabillent les plus pauvres pour habiller les plus riches ! Il faut que cela cesse !
Nous jeunes communistes, refusons le déni de démocratie que constituent ces mesures dictées par les marchés financiers. Les responsables doivent payer! La grande majorité de la population qui n’a littéralement aucun contrôle sur des plans d’austérité mis en place. Au contraire elle ne pourra subir que les dramatiques conséquences de la crise d’un système : le capitalisme !
Nous le répétons haut et fort, il faut aider l’Irlande, le plan prévu sauve ses banques ! Nous choisissons de sauver la population !
Hier la Grèce, aujourd’hui l’Irlande, demain le Portugal, l’Espagne et bien la France !
Partout en Europe les peuples se lèvent pour dénoncer les attaques qu’ils subissent, nous ne sommes pas responsables de la crise et nous ne la paieront pas. Défendre les salariés et les jeunes irlandais aujourd’hui c’est nous défendre nous même car les vautours de la finance ne seront jamais satisfaits !
Cette crise Ă©conomique et sociale est renforcĂ©e par une crise politique sans prĂ©cĂ©dent: partout les gouvernements sont dĂ©savouĂ©s, partout les institutions europĂ©ennes sont remises en question tant il devient Ă©vident qu’elles ne sont au service que d’une classe: les riches et leurs alliĂ©s. Hier la grève gĂ©nĂ©rale au Portugal Ă l’initiative de la CGTP Ă©tait suivie par de très nombreux salariĂ©s et constituait une des mobilisations les plus importantes depuis le 25 avril et la RĂ©volution des Ĺ“illets. Deux semaines après une première journĂ©e de mobilisation, plusieurs milliers d’Ă©tudiants manifestaient Ă nouveau, mercredi 24 novembre, Ă Londres et dans d’autres villes du pays contre le triplement des frais d’inscription Ă l’universitĂ©.
Nous jeunes communistes de France appelons Ă une mobilisation de tous les peuples europĂ©ens, c’est la seule issue face au capitalisme financier ravageur ! Un des prochains rendez-vous sera celui  le 15 dĂ©cembre.






Soyons nombreux mercredi 15 décembre partout en Europe!