Service civique, travail précaire: toujours plus de la chair à canon!
Le mois de mai a été riche en surenchères antisociales. Du pur style lutte des classes.
Ainsi les pauvres, « les assistés, sont un cancer pour la société ». C’est Laurent Wauquiez, ministre des Affaires Européennes et porte-flingue de la droite qui le dit le 8 mai. Puis vient le tour de Jean François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, de proposer un service civique ( ?) obligatoire de 4 mois pour les jeunes, afin de remplacer le service militaire, et payé 350 euros par mois !
Ces propos, ces insultes qui nous sont faites, l’ont été en même temps que les ministres examinaient le projet de loi qui supprime bouclier fiscal et Impôt Sur la Fortune. Le premier plafonne les impôts d’un citoyen à un maximum de 50% de ses revenus, et s’adresse au plus riches, et le second taxait à la marge les plus gros patrimoines.
Bref, tout est fait pour que ces français « méritant » puissent continuer à accumuler des fortunes pendant que nous effectuerions un service civique payé une misère, avec pour seule ambition de nous apprendre la vraie vie. Mais de ce fait, nous serions des « assistés » ? La boucle est bouclée ! Dans ses propositions, Wauquiez dénonce les assistés de l’Etat qui cumulerait les prestations sociales, et propose de limiter le montant de ces aides à la survie (RSA, aides de la CAF etc.) à hauteur de 75% du SMIC.
C’est-à -dire que l’Etat maintiendrait consciemment la tête des salariés et des chômeurs de ce pays sous l’eau, pendant qu’ils laissent le patronat se mettre dans les poches plus de 80 milliards d’euros de bénéfice en 2010.
Assister, ça veut dire aider, seconder. Logiquement, on peut donc dire que ceux qui sont aidés, c’est le système bancaire renfloué par l’Etat à nos frais, les plus riches qui bénéficient de ristourne pour garder leur pognon, les entreprises qui ne payent pas les cotisations et impôts qu’elles doivent. Ceux qui sont aidés, ce ne sont donc pas la majorité d’entre nous à qui on explique que la crise et les marchés financiers exigent de nous mettre au régime sec !
Si une maladie ronge notre société, c’est le cancer de la confiscation des richesses produites par tous et toutes, au profit de marchés qui exigent toujours plus. Pour rembourser une dette dont nous ne sommes pas les bénéficiaires, pour remplir les poches des actionnaires…
Ils volent sur nos salaires et sur nos impôts, en utilisant des méthodes qui sentent le pourri : des « parasites » nous volent, punissons les parasites ! Si les conditions d’emplois et les salaires sont aussi dures pour nombre de salariés, c’est bien pour permettre aux employeurs de ramasser un maximum, et ce faisant ils rabaissent le travail au rang de corvée. Or il ne doit pas l’être, parce que c’est une richesse commune et permet de se déplacer, se loger, se soigner, faire ses courses, se divertir…
Les propositions des Jeunes Communistes pour valoriser le travail commencent par des vraies mesures pour l’emploi et la formation des jeunes, et pour cela il faut écraser les insultes de MM Wauquiez et Copé qui, loin de revaloriser le travail comme nous le disait Sarkozy en 2007, détruisent nos vies !






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